Il est toujours salutaire de prendre de temps à autre un recul sur l’actualité et de se mettre à l’écoute des grandes voix de notre époque, celle entre autres de Marcel Gauchet, l’auteur du « désenchantement du monde » qui dresse dans le Nouvel économiste un portrait sans concession de l’état de notre démocratie qu’il juge « en passe de devenir dérisoire » . Le philosophe égrène ainsi les raisons du désamour entre les citoyens et la politique fondé selon lui sur l’absence de contenu, de perspectives mais aussi de choix. Alors que des décisions extrêmement importantes sont à prendre dans tous les domaines, les citoyens seraient « révoltés un quart d’heure par jour et le reste du temps leur objectif consiste à ne surtout pas se mêler de politique ». Restaurer la confiance passe aux yeux de Marcel Gauchet par un vrai travail de reflexion « et pas d’une simple image ou de slogans bidons de communicants du type « Ensemble, tout est possible ». » L’historien reste tout de même optimiste évoquant une phase transitoire :  » Cette situation de fragilisation extrême ouvre un boulevard à des jeunes gens qui ont des idées et sauront les rendre compréhensibles ».

Retrouvez l’intégralité de cet article sur : http://www.lenouveleconomiste.fr/marcel-gauchet-notre-democratie-est-en-passe-de-devenir-derisoire-6470/

Deux semaines après la révélation par la Cgt d’un document interne évoquant la fermeture des usines PSA d’Aulnay et de Sevelnord, la tension ne s’est toujours pas dissipée, bien au contraire. Plus de 2200 salariés de l’usine d’Aulnay ont signé une pétition réclamant la pérennité de leurs emplois et tous les syndicats ont signé la motion à l’issu du comité central d’entreprise. Cette motion a été soumise à la direction de PSA qui a refusé de s’engager. Un rejet interprété comme un signe très inquiétant par les employés et les syndicats des deux usines. Du coup, le maire Gérard Ségura a demandé d’urgence un entretien avec le ministre de l’Industrie, Eric Besson. C’est dans ce contexte que le groupe PSA a annoncé hier qu’il comptait recruter 4000 employés en France cette année, le tout enrobé d’une communication très avantageuse. Après avoir investi 1,5 milliard d’euros dans l’hexagone l’année dernière, le groupe met en avant sa balance commerciale largement excédentaire en France. Son solde exportateur pèse 630.000 véhicules, 41% de ses voitures et 55% de ses pièces sont produites dans l’hexagone. Des résultats qui justifient d’autant moins une politique de délocalisation désastreuse sur le plan de l’emploi comme au regard de la balance commerciale française.

La mi-mandat est toujours un moment particulier. C’est l’heure où l’on mesure à la fois le chemin parcouru et tout le travail qui reste à accomplir. C’est aussi l’occasion donnée aux habitants de vérifier l’avancement du programme municipal, lequel constitue le socle du contrat passé entre la population et la municipalité, et de s’assurer ainsi que les engagements pris devant les électeurs ont bien été tenus. Après 1200 jours aux manettes, l’exécutif municipal invite les habitants à faire part de leurs sentiments et de leurs souhaits à travers un questionnaire de l’institut CSA. Cette première étape de recueil des avis est le prélude à l’organisation d’Assises de la Ville qui déboucheront à la fois sur des réunions publiques et l’élaboration d’un projet partagé. Les propositions seront ensuite soumises au Conseil municipal.      

Pour répondre au questionnaire :

 http://www.buzz-panel.com/homepage.jsp?surveyident=RoAInaMFsGErjPtp

On le sait désormais : en France comme ailleurs, les inégalités de revenu tendent à s’accroître, notamment en raison de l’explosion des très hauts revenus. Examinant à la loupe le sommet de la hiérarchie salariale entre 1996 et 2007, le sociologue Olivier Godechot montre cependant que ce sont moins les patrons et les sportifs, souvent vilipendés, qui ont profité de cette hausse que le secteur de la finance. Ce dernier s’accapare ainsi 57 % de la hausse des revenus des 0,01 % des Français les plus riches. Les financiers représentent près de 40 % de cette tranche, où ils sont proportionnellement vingt fois plus représentés que dans les autres tranches. La comparaison, sur la même période, des plus hauts salaires de différents métiers de l’élite salariale confirme la tendance : les salaires du top 100 de la finance ont été multipliés par 8,7, et « seulement » par 3,3 dans le sport et pour les PD-G, ou encore 1,5 fois dans le divertissement (cinéma, télévision, vidéo).

 Olivier Godechot, « La finance, facteur d’inégalités », La Vie des idées, 15 avril 2011 ; « Finance and the rise in inequalities in France », document de travail, École d’économie de Paris, 2011-13

« Ce sont 150.000 euros qui étaient destinés aux actions d’accompagnement des personnes en situation d’exclusion sociale et qui vont aller directement enrichir les banques », dénonce la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars) d’Île-de-France. En l’absence du paiement des subventions de la part de l’État, plusieurs associations ont dû contracter des emprunts auprès de banques. « À la fin du mois de mai, une trentaine d’associations de solidarité auront versé 150.000 euros d’agios à leur banque ! » Ces associations de réinsertion attendent depuis 5 mois les subventions publiques qui leur permettent de fonctionner. Une absence de paiement en infraction avec le Code de l’action sociale et familiale qui oblige l’État à verser ces subventions chaque mois. Les associations sont donc contraintes d’envisager des licenciements. Un comble ! Un situation peut-être liée au logiciel Chorus qui équipe l’administration, « qui a coûté une fortune et est incapable de payer les factures des prestataires et des associations », avance la Fnars. En tout cas, on est loin de la nécessité de « transparence, de visibilité, de sécurisation des opérateurs associatifs », prônée en juin 2010 par le secrétaire d’État chargé du logement, Benoist Apparu. La situation des associations est d’autant plus difficile que l’État a par ailleurs réduit les budgets dédiés à l’hébergement et la lutte contre l’exclusion de près de 3%, alors que la crise a augmenté le nombre de personnes en détresse.

 

C’est fait ! Notre ville a signé un protocole de coopération avec la ville de Rufisque située à quelques kilomètres de Dakar, la capitale du Sénégal. La délégation qui s’est rendue sur place était notamment conduite par le maire, Gérard Ségura et son adjoint en charge de la copération décentralisée, Ahmed Laouedj. Un accueil très chaleureux a été réservé par les autorités de Rufisque aux représentants de notre ville. La télévision sénégalaise a consacré à l’événement un reportage que vous pouvez visionner dans son intégralité sur la page facebook des radicaux de gauche d’Aulnay.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Après la note interne diffusée jeudi 9 juin par la CGT, voilà que de nouveaux documents émanant du groupe PSA, et publiés mardi par Mediapart, mettent à mal les dénégations de la direction quant à ses intentions de fermer les sites d’Aulnay et de Sevelnord. A présent, tout le monde a les yeux braqués sur le Comité central extraordinaire convoqué jeudi qui porte aussi à son ordre du jour la fermeture des ateliers de fabrication des amortisseurs de Sochaux. 600 salariés sont concernés…

Sur le sujet, l’on peut lire avec profit le très instructif article de Challenges,où l’on apprend que PSA avait budgétisé la fermeture du site d’Aulnay, ainsi que l’analyse parue dans Marianne  qui estime que l’industrie constitue un échec majeur du quinquennat sarkozy.

Nous évoquions il y a peu sur notre blog, les scandaleux revenus que la direction de PSA Peugeot-Citroën avait retiré de la crise dans le temps où l’Etat apportait son soutien financier au groupe.  C’est hélas sans surprise que nous apprenons, par une note interne de la direction destinée à demeurer secrète, les intentions du groupe de fermer les sites de Sevelnord et d’Aulnay, soit la bagatelle de 6200 salariés laissés sur le carreau. Cette information n’aurait dû être divulguée qu’après les présidentielles. Mais c’était sans compter la vigilance du  syndicat Cgt qui a contraint le groupe et l’Etat actionnaire, en mettant le débat sur la place publique, à faire assaut de démentis et de pieuses promesses. Pas sûr que cela suffise à regagner la confiance des ouvriers qui n’en sont pas à leur première désillusion. Rétrospectivement, il apparaît bien léger de la part de l’Etat d’avoir consenti à PSA des prêts à une hauteur de 6 milliards d’euros sans garantie formelle sur l’avenir des sites en France. Et si le constructeur automobile a remboursé de manière anticipée ces avances, cela doit d’autant plus inciter les représentants de la nation, auquel le groupe est redevable, à réclamer de l’entreprise un comportement civique et une responsabilité collective. Au lieu de quoi PSA, faisant fi de ses devoirs et obsédé par la courbe de ses superprofits, paraît devoir se comporter comme le premier prédateur ultralibéral venu, prêt à laisser derrière soi un champ de ruines industrielles et des milliers de familles plongées dans la détresse. Une telle perspective aurait des conséquences catastrophiques pour Aulnay, ville qui fait déjà face à une situation sociale explosive. Ce scénario viendrait d’autre part contredire toutes les déclarations d’intention entourant le nouvel élan donné par le Grand Paris à l’aménagement durable et à l’attractivité de cette partie du territoire francilien. Les radicaux de gauche d’Aulnay appellent les pouvoirs publics à faire preuve de détermination, aux côtés des salariés de l’entreprise, afin d’obtenir de la direction de PSA Peugeot-Citroën des certitudes quant à l’avenir.     

En octobre dernier, 500 intérimaires sur 800 étaient remerciés à l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay consacrant la fin de l’équipe de nuit. Le mois suivant, 280 nouveaux postes étaient supprimés au sein des ateliers au grand dam de la CGT qui déplorait une rupture de contrat de la part du constructeur automobile. Peu de temps auparavant, en effet, la direction du groupe avait signé  une convention prévoyant le maintien des emplois contre une aide conséquente de l’Etat. « PSA a reçu de l’argent public, mais ne respecte pas ses engagements« , dénonçait alors Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT. Aujourd’hui, l’on en sait un peu plus sur la santé financière du groupe comme le revèle cet article de la Tribune chez-psa-les-salaries-se-serrent-la-ceinture-sauf-les-dirigeants, article  dans lequel on apprend que la crise n’a pas eu les mêmes effets pour tout le monde. Ces informations surviennent sur fond de tension à l’usine d’Aulnay où un délégué syndical est toujours menacé de licenciement. Bonne nouvelle néamoins. En mai, les immatriculations de véhicule de la marque au losange ont fait un bond de 12,5%. Seule question : à qui profitera l’embellie ?   

Afin de pouvoir développer des actions de coopération décentralisée, Aulnay-sous-Bois et la ville d’Al Ram en Palestine ont signé le 1er décembre dernier un protocole de coopération. L’un des objectifs de cet accord repose sur le développement des échanges sportifs entre les deux communes. La venue et la participation d’une délégation palestinienne à la manifestation sportive de l’Intégrathlon s’inscrit dans ce cadre. Composée de 10 membres, valides et non valides, la délégation était présente à Aulnay-sous-Bois du 19 au 24 mai. Outre le rapprochement entre les deux villes, rappelons que l’objectif de cette coopération animée entre autres par Ahmed Laouedj, adjoint au maire, consiste à promouvoir la paix dans cette région du monde. Des discussions se poursuivent d’ailleurs pour sceller également une coopération avec une commune israélienne.

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