Communiqué de presse

 

Jean-Michel Baylet, président du PRG, l’Ecole de la République  doit redevenir une priorité nationale

Les propositions de Nicolas Sarkozy pour l’Ecole n’apportent aucune réponse aux défis qu’elle doit relever. Les grandes déclarations sur les valeurs visent seulement à masquer une vision purement utilitariste et comptable de l’Ecole.

Les Républicains que sont les Radicaux, défenseurs historiques d’une Ecole publique laïque et gratuite, ne peuvent pas accepter projet qui vise, en réalité, une privatisation rampante du système éducatif après lui avoir porté des coups très durs pendant cinq ans.

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discours de M. Ahmed Laouedj président du PRG du 93 pendant le manifestation contre la fermeture de PSA

Avec un peu de plus de 2000 personnes, la manifestation contre la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay/bois a remporté un grand succès ce samedi 18 février 2012.

Plusieurs interventions des syndicats, d’élus et notamment de M. Ahmed Laouedj président de la fédération du parti radical de gauche de Seine-Saint-Denis ont affirmé leur soutien aux employés de PSA dans leur combat contre la fermeture de l’usine.

Discours de M. Ahmed Laouedj  

-de gauche à droite : Daniel Goldberg, 

Syl­vine Tho­mas­sin (Maire de Bondy),Khady Dieng,Ber­nard Deny (Conseiller Muni­ci­pal aux Pavillons-sous-Bois), Gil­bert Roger (sénateur),Gérard Ségura

          -Je suis heureux de retrouver, aujourd’hui rassemblés, des représentants du PRG et du PS.

Je suis tout aussi heureux de retrouver nos militants engagés politiquement, syndicalement, associativement qui font honneur à notre ville et à notre département. Ces militants-qui sont nos militants -vont en troupe, en ligue, en rangs, et puis, quelques fois, tout seuls, pour porter haut et fort notre message qui cette fois-ci -et nous l’espérons vivement- sera porté devant l’Assemblée Nationale et devant notre pays par nos chers amis, Monsieur Daniel GOLDBERG et Madame Latifa BEZZAOUIA COTRIE.

Le message dont je vous parle est un message de solidarité, de tolérance, de progrès et d’humanisme ; qualités qui malheureusement tendent aujourd’hui à disparaître. C’est pour cela que nous-mêmes, les radicaux de gauche, y sommes fortement attachés et nous combattrons pour les préserver parce qu’elles favorisent le rassemblement et constituent la base incontestable d’une société en bonne santé.

MAIS à quoi assistons-nous aujourd’hui ?

Nous assistons à une volonté sauvage de division sociale qui sur la base de critères religieux, ethniques, géographiques et financiers menace très violemment le vivre ensemble.

Ces élections législatives prennent alors et maintenant tout leur sens et toute leur importance car l’avenir de notre ville et de notre département en dépend !

A ce titre, il me semble utile de vous rappeler le maître mot qui résume la présidence de Monsieur SARKOZY qui n’est autre que LA DEGRADATION.

En effet, tout s’est dégradé et cette dégradation nous la vivons,  et nous la ressentons,  aussi bien dans notre ville que dans notre département. Et je parle bien des conditions de vie, des comportements, tout simplement de la situation. Et les collectivités locales, comme vous l’avez sûrement constaté, n’en échappent pas. En témoignent les restrictions budgétaires qui affectent gravement les aulnaysiens au regard de :

1- l’emploi,
2-du logement,
3-du pouvoir d’achat,
4-de l’éducation,
5-de la sécurité,
6-des transports publics,
7-de l’accès aux soins
8-des discriminations.

A ce titre constat, vient s’ajouter le doute qui s’est installé partout. Et nous le  mesurons chaque jour. Il se transforme en indignation devant l’injustice d’un système, l’impuissance d’une politique, l’effronterie des riches. Il dégénère aussi en violence :

1-privée,
2-familiale,
3-sociale,
4-urbaine.

Sachez que nous n’ignorons rien de nos quartiers de relégation où se mêlent la colère, le désespoir et malgré tout le talent et la volonté de réussir. Mais malheureusement nous constatons qu’à l’injustice sociale se sont ajoutés l’accaparement du pouvoir et la complicité avec les puissants.

Malgré ce constat qui n’est on ne peut plus objectif,  Monsieur Gérard GAUDRON, représentant actuel de nos villes à l’Assemblée Nationale-qui n’a jusqu’à présent rien fait pour servir les intérêts de nos habitants- trouve tout de même l’audace de mettre dans nos boîtes aux lettres un tract avec en en-tête :

« 2007-2012 : 10 GRANDES REFORMES »

Ce dernier y fait mention de la réforme des retraites. En effet, il y a bien eu réforme. Mais dans quel sens ? Sûrement pas dans le nôtre ! La reforme dont Monsieur GAUDRON « parle » entre guillemets -parce qu’il n’est que le porte parole local de Monsieur SARKOZY- vise à rallonger la durée de cotisations permettant de bénéficier d’une retraite à taux plein puisque nous devrons travailler dorénavant jusqu’à 62 ans sans différentiation entre ceux qui ont occupé des métiers pénibles et les autres.

Y est mentionné également la « reconduite à la frontière de 30000 immigrés clandestins ». Monsieur GAUDRON ou plutôt Monsieur SARKOZY fait une nouvelle fois encore de l’immigration la cause de tous les maux de la France pour nous faire oublier la hausse catastrophique du chômage et la perte importante du pouvoir d’achat. En témoignent la hausse de demandeurs d’emploi enregistrés sur notre structure locale Pôle EMPLOI et la baisse du salaire de nos agents communaux sur le mois de janvier 2012.

Monsieur GAUDRON mentionne aussi « un service minimum dans les transports pour améliorer la qualité des services publics  » alors que certains tronçons des quartiers nord ne sont absolument pas ou plus desservis. CERTAINS PARMI VOUS POURRONT EN TEMOIGNER…

Le reste des propositions n’est que vide manifeste.  Je vous invite à lire le tract en question.

En plus de cette désinformation, je tiens à vous rappeler la stratégie d’indifférenciation entre la gauche et la droite de Monsieur SARKOZY mène très dangeureusement. Voici quelques propositions fondatrices du programme radical de gauche que Monsieur SARKOZY tente actuellement de reprendre à son compte :
1-La titularisation des contractuels de la fonction publique,
2-La taxation sur les transactions financières,
3-Les majorations exceptionnelles d’impôts sur les hauts revenus,
4-L’impôt progressif sur les sociétés,
5-L’assiette des cotisations sociales.

Ses brusques changements de position constituent une véritable rupture avec son programme de 2007 et méritent d’être signalés !

Mais nous ne laisserons pas faire !…

Nous ne laisserons pas les ouvriers, les employés, les habitants de nos villes respectives baisser les bras devant une famille politique qui n’a jamais rien fait pour servir leurs intérêts…nos intérêts ! Nous ne laisserons pas un parti caricaturer les problèmes sans jamais apporter la moindre solution crédible. Nous ne laisserons pas une formation politique se présenter comme la voix du peuple alors qu’elle veut simplement se servir de lui.

Pour la clarté du débat et pour que ces reprises ne soient pas un simple recyclage de slogans, je vous propose que le changement se fasse avec de nouveaux représentants-dont Monsieur Daniel GOLDBERG et Madame BEZZAOUIA COTRIE- pour se faire l’écho du vrai travail de fond mené par nos partis de gauche  mais aussi pour porter les préoccupations quotidiennes des aulnaysiens, des bondynois et des pavillonnais auprès des plus grandes instances nationales. C’est un changement de perspectives, de dimensions que nous devrons nous offrir les 10 et 17 juin prochains !

J’ai, pour ma part, confiance en eux. La confiance est un mot qui ne figure ni dans les lois ni dans les règlements, qui ne coûte rien mais qui peut rapporter beaucoup. Elle commande beaucoup de choses. Elle ne résout rien par elle-même, mais elle autorise tout si on sait la saisir.

J’appelle donc à la mobilisation, au rassemblement et dans 5 mois, nous ferons gagner la Gauche sur notre département. Nous ravirons le siège à Monsieur Gérard GAUDRON et nous parviendrons au changement ! …Le changement, nous y sommes prêts !

Merci. 

(discours en vidéo)

www.youtube.com/watch?v=FnV–UdyRwQ

Ahmed Laouedj

Communiqué de presse

Jean-Michel Baylet, président du PRG, la décision de Nicolas Sarkozy de se représenter à l’élection présidentielle n’est pas un scoop.

C’est la candidature du redoublement pour le président du triple échec du chômage, du déficit et du pouvoir d’achat.

C’est un président tendu qui a longuement dessiné les contours d’un projet qui ne propose ni idée nouvelle, ni perspective nouvelle aux Français.


Qu’un ancien haut fonctionnaire que tous croyaient républicain – tel est le cas de M. Guéant – se lance dans une polémique aussi hasardeuse que celle de la prétendue hiérarchie des civilisations ne peut s’expliquer que par le contexte politique et plus précisément par des visées électoralistes.
Il s’y est d’ailleurs aventuré en des termes curieux : « Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas ». Pour moi, je suis, comme tous les vrais radicaux, de gauche et absolument pas relativiste. Je crois que les philosophes des Lumières ont inspiré les grands textes que sont la Déclaration d’Indépendance américaine, et la Déclaration Française des Droits de l’Homme. Malgré les difficultés liées à la montée du matérialisme et du consumérisme dans les sociétés occidentales, il reste de ce grand élan un socle de valeurs universelles : l’unité fondamentale de la condition humaine, l’autonomie du sujet, l’égalité en droits et les formes démocratiques de la représentation politique. Si tel était le véritable sujet, je pourrais dire, comme le suggère M. le Ministre de l’Intérieur, que je ne suis pas prêt à me prosterner devant les Etats ou les régimes qui ne respectent pas ces valeurs essentielles.
Mais la première erreur de M. Guéant est de confondre les civilisations et les différents cycles que connaissent les sociétés et les cultures, à la fois dans l’espace et dans le temps. Un exemple ? Lui-même pourrait reconnaître que les royaumes arabes d’Andalousie étaient marqués, avant la Reconquista, par une tolérance politique et un rayonnement culturel infiniment plus grands que ceux de l’Espagne inquisitoriale d’Isabelle la Catholique.
J’ai choisi cette illustration à dessein car nous voyons bien, depuis le trop fameux débat sur l’identité nationale, depuis les menaces de déchéance de la nationalité, depuis la publicité sur les prières de rue, ou sur un cas, évidemment répréhensible mais isolé, de polygamie, que le véritable adversaire proposé par la droite à la communauté française, c’est l’étranger et, plus grave encore, notre concitoyen s’il est musulman.
C’est ici qu’il faut revenir sur le contexte pré-électoral. Pendant quatre ans, le Président de la République a essayé de rééditer sa performance de 2007 : en récitant tous les thèmes de la droite autoritaire, sécuritaire et identitaire, il espérait capter à nouveau l’électorat potentiel du Front National. En vain. Madame Le Pen était installée aux alentours de 20% des intentions de votes. Mais c’est aujourd’hui une perspective nouvelle qui s’ouvre. L’Elysée et ses conseillers se sont persuadés, à tort ou à raison, que la candidate de l’extrême-droite ne parviendrait pas à se présenter. La cible a donc changé. C’est la totalité de son électorat qu’il s’agit de séduire dans une logique jamais démentie : c’est sur le score du premier tour que se gagne l’élection présidentielle.
Et la sortie saugrenue du Ministre de l’Intérieur est éclairée par les déclarations de Nicolas Sarkozy. Il envisage rien moins qu’un referendum sur les droits des chômeurs. Et puis un autre sur les droits des étrangers. Alors qu’il se disait séduit, voilà peu, par le chantier des nouvelles libertés, il rejette énergiquement les droits au mariage homosexuel ou à l’homoparentalité ainsi que le droit à mourir dans la dignité. Le cap est clair : tout à l’extrême-droite.
Et pourtant, chacun sent bien que le calcul est erroné. C’est une chose de réunir les électeurs les plus droitiers au premier tour – y parviendra-t-il ? on peut en douter –, c’en est une autre de rassembler les Français le plus largement possible et de les présider sans esprit partisan.
Puisque nous sommes invités à réfléchir à la valeur des cultures, rappelons, tout simplement que la culture républicaine se confond avec cet effort de rassemblement et que notre République n’a jamais eu pour mission de diviser les Français, de les opposer les uns aux autres. Notre pays traverse des épreuves difficiles. Il a plus que jamais besoin de respect de cet esprit public. La France a été grande lorsqu’elle était unie. Elle a toujours perdu quand elle était déchirée. C’est aussi la leçon que nous a apporté l’Histoire des civilisations.

Tribune de Jean-Michel Baylet publiée ce jeudi 16 février dans l’Humanité

Pour le maintien de la production de PSA à Aulnay

Les salariés de l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois en sont désormais persuadés : leur usine fermera ses portes après l’élection présidentielle. Une date est même avancée : janvier 2014. En dépit de nombreuses relances à son endroit, la direction du groupe refuse de s’engager sur l’avenir du site au-delà de cette période. Elle laisse ainsi planer une insupportable incertitude au-dessus de la tête des salariés et de leurs familles. Le gouvernement, quant à lui, multiplie les paroles d’apaisement : il doit prendre aujourd’hui toutes ses responsabilités pour imposer une issue qui maintienne la production industrielle sur le site.

Pour les quelques 10 000 personnes, salariés du site, sous-traitants et fournisseurs, dont le sort est lié à la poursuite de la production de l’usine d’Aulnay, la fermeture constituerait un drame humain considérable. Pour notre ville, comme pour tout le bassin d’emplois et de commerces de la région, les conséquences financières et sociales seraient désastreuses. Cette catastrophe compromettrait les efforts de renouvellement urbain et de désenclavement consentis dans cette partie du territoire déjà gravement atteinte par le chômage et la précarité.

Une issue doit exister. Les syndicats de PSA Aulnay, regroupés dans une intersyndicale, revendiquent une répartition des productions entre les usines du groupe en France de sorte à maintenir du travail pour tous. Ils rappellent que les aides de l’Etat, dont le groupe PSA a bénéficié, lui ont permis de traverser la crise et de reconstituer une trésorerie à hauteur de 11 milliards d’euros. Cet argent doit aussi pouvoir aider à la sauvegarde de l’emploi et plus largement à consolider la place et le rôle de l’industrie dans notre pays.

Pour toutes ces raisons, nous apportons notre total soutien aux salariés, dont les emplois dépendent de l’usine PSA Aulnay, dans l’action qu’ils ont engagée pour le maintien du site et la poursuite de la production.

Nous soutenons les salariés et appelons à manifester

Nous appelons à cet effet la population à participer le plus largement possible à la manifestation prévue, à l’appel des syndicats CGT-SIA-SUD-CFDT-CFTC-FO-CGC, le samedi 18 février à 13h30. Le défilé partira de la gare d’Aulnay-sous-Bois, place du Général de Gaulle, traversera les rues de la ville pour aboutir devant l’Hôtel de Ville où auront lieu des prises de parole.   

 

Jean-Michel Baylet, coprésident du conseil politique de François Hollande et président du PRG.

Les déclarations de Claude Guéant, ce mardi matin sur le plateau de Canal+, mettant en cause la religion musulmane sont inacceptables dans un Etat laïque.
Je lui rappelle que la République n’a pas de religion officielle et qu’elle les respecte toutes pour peu qu’elles respectent la loi.
En s’arrogeant le droit de juger une religion particulière, Claude Guéant, qui est aussi ministre des cultes, sort de ses prérogatives et viole les consciences de millions de nos concitoyens.

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