Vous êtes si nombreux à m’adresser de magnifiques messages de confiance et d’encouragements que je ne peux satisfaire au plaisir de répondre à chacun d’entre vous.

La campagne électorale a donné une odeur de souffre à une campagne de discrédit. C’est une bien laide façon de faire de la politique ou de l’information, pour les quelques uns qui s’y sont commis.

Ce tapage, qui se veut intimidant, ne saurait occulter l’essentiel.

Merci à chacun d’entre vous. Votre confiance m’est précieuse.

On est en droit de tenir en aversion les brutalités qui furent infligées aux citoyens par des politiques fiscales, économiques, sociales, qui ont livré sans emploi, sans revenu, sans ressources de plus en plus de personnes à la précarité, à l’appauvrissement, au déclassement social, à l’angoisse du lendemain.

Le Président de la République a rappelé le rêve français : ouvrir le chemin pour la génération suivante.

Les politiques, les décisions, les actes que nous devrons mettre en œuvre visent à réconcilier, à réparer, à redonner espoir et recréer des conditions collectives de prospérité et individuelles de bien-être. Avec courage, persévérance et inventivité. En retissant le lien social.

Le service public de la Justice y prendra sa part, toute sa part. Les magistrats l’entendent ainsi, les greffiers et les fonctionnaires qui chaque jour animent ce service public, également. Les partenaires de l’Institution judiciaire, avocats et autres professions juridiques et judiciaires partagent cette ambition, voire la fierté de mobiliser à nouveau cette matière noble que sont les intelligences, l’énergie, l’expérience et la volonté de rendre à cette magnifique mission, si structurante pour la démocratie, le lustre et la force d’un droit juste, appliqué avec le discernement dont s’honorent les acteurs de justice, dans des procédures contradictoires.

Tel est notre cap. Nous poursuive qui peut. « Monter, grimper…mais se hisser ? Oh ! Combien c’est difficile ». René Char

Christiane Taubira, le 26 mai 2012

Karine FOUGERAY et des militants PRG d'Aulnay/Bois

Ce mercredi 23 mai 2012, étaient rassemblées plusieurs personnalités de la ville d’Aulnay/Bois comme Mme Karine FOUGERAY membre du bureau fédéral du parti Radical de gauche de Seine-Saint-Denis, des militants PRG ainsi que des militants socialistes pour soutenir  Daniel GOLDBERG candidat aux éléctions legislatives dans la 10èmè circonscription.

Un porte à porte fut organisé pour inviter les habitants du quartier à venir débattre autour du verre de l’amitié avec M. Daniel GOLDBERG.

Le président de la République François Hollande a nommé Mme Christiane Taubira Garde des Sceaux ministre de la Justice.

Cette nomination nous réjouis profondément. Nous saluons la  nomination d’une femme intègre dont l’engagement est depuis  toujours pour les valeurs humaines et républicaines est connu et reconnu de tous.

Nous lui faisons confiance pour réparer les dégâts que la politique de la droite avait commis :

-rétablir la confiance dans l’indépendance de la magistrature abimée par les invectives et les soupçons exprimés à son égard par le Président sortant,
- ré-humaniser la justice pour les mineurs en mettant un terme à une escalade autoritaire et vexatoire à l’égard de l’Enfance .notamment sa frange issue des classes populaires.
La droite revancharde n’a pas hésité, dés sa nomination, à sonner l’hallali contre Mme Taubira et les ténors de la droite, épaulés dans leur forfait par les éditorialistes de la presse conservatrice, jettent l’anatheme sur cette femme intègre et courageuse.
Nous exprimons notre total soutien à Mme Taubira et nous lui souhaitons plein de succès dans cette mission régalienne : garantir l’indépendance de notre justice et défendre les valeurs humaines auxquelles nous sommes, comme elle, viscéralement  attachés.

Amitiés Radicales,
Ahmed LAOUEDJ
Président du Parti Radical de Gauche
de Seine-Saint-Denis

Ahmed Laouedj président PRG 93, Philippe GUGLIELMI 1er secretaire PS 93, Daniel COHN-BENDIT député européen et Leila AICHI sénatrice de Paris

Salle comble à la Salle Festive de Tremblay hier soir, pour soutenir les candidats de la majorité présidentielle Stéphane Gatignon et Mélissa Youssouf!

Ahmed Laouedj, président de la fédération du Parti Radical de Gauche (PRG) de Seine-Saint-Denis, a tenu à rappeler le plein soutien républicain du PRG.

La sénatrice de Paris Leïla Aichi (Europe-Ecologie Les Verts) a insisté sur le besoin d’élire aujourd’hui des députés ayant une vision moderne du monde actuel.

Le premier fédéral du Parti socialiste en Seine-Saint-Denis, Philippe Guglielmi, a réaffirmé son soutien à Stéphane Gatignon et Mélissa Youssouf. Il a appelé les électeurs de Seine-Saint-Denis et d’ailleurs à donner au Président de la République les moyens d’agir, en élisant des députés de son camp: à Sevran-Tremblay-Villepinte, il a rappelé que le candidat de François Hollande, c’est Stéphane Gatignon.

Après avoir salué la parité parfaite entre femmes et hommes au sein du nouveau gouvernement, l’ancien responsable national du Parti communiste Robert Hue, aujourd’hui sénateur du Val d’Oise et président du Mouvement Unitaire Progressiste (MUP), a lui aussi lancé un appel au rassemblement de la gauche derrière François Hollande et les candidats qui le représentent dans chaque circonscription.

Karine FOUGERAY membre du bureau fédéral PRG 93 avec Daniel COHN-BENDIT député européen

Prenant la parole dans une ambiance festive et conviviale, Stéphane Gatignon a voulu saluer chaleureusement la présence des 400 personnes venues assister à ce meeting, ainsi que les intervenants venus soutenir sa candidature dans un esprit de rassemblement. Car le rassemblement est à ses yeux une condition impérative pour réussir à affronter la crise. C’est le seul moyen d’apporter des solutions innovantes, efficaces et justes aux enjeux de notre temps. Il a donc tenu à rappeler qu’il n’avait qu’un adversaire en la personne de Martine Valleton, candidate UMP, et un ennemi: le candidat du Front National.

Pour clôre cette soirée, le député européen Daniel Cohn-Bendit a affirmé, s’adressant au député sortant, qu’il faut savoir terminer ses mandats, avant d’appeler au nom du renouvellement à se rassembler derrière la candidature de Stéphane Gatignon et Mélissa Youssouf.

Les 10 et 17 juin prochains, poursuivons le changement!

Manuel VALLS  Ministre de l’Intérieur lors de sa  prise de fonction en visite dans notre département, a  reservé sa première visite de terrain à Aulnay-Sous-Bois pour une prise de contact direct avec les habitants du quartier de Savigny.

L’objet de cette visite est de redonner confiance à la population de nos quartiers afin que la sérénité revienne.

Tout ceci est de bonne augure pour l’implantation de notre nouveau commissariat.

Affaire à suivre…

...

 

Nous élus Aulnaysiens sommes très fiers de la nommination de Christiane TAUBIRA au ministère de la justice.

PSA LE RAPPORT GAUDRON FAIT REAGIR A GAUCHE

C’est avec beaucoup d’interrogations que nous venons de nous saisir d’un rapport faisant état d’une « reconversion » des salariés de PSA d’Aulnay-Sous-Bois. Il semblerait que Monsieur Gérard Gaudron, député sortant de la 10ème circonscription, en soit signataire.

A rebours des orientations prises par l’ancien Ministre de l’industrie, Eric Besson, lors d’une réunion publique organisée le 18 avril dernier à Bercy, la divulgation officielle de ce rapport sans concertation aucune auprès des instances officielles de consultation de la commune référente constitue une offense majeure aux principes de démocratie locale; qu’elle soit représentative ou participative.

A l’heure ou le regain démocratique et citoyen n’aura jamais été autant manifesté, la Fédération du Parti Radical de Gauche de Seine-Saint-Denis condamne fermement ces raccourcis anti-démocratiques opérés de manière aussi arbitraire.

Le nouveau Gouvernement, dont la composition sera connue dès mercredi prochain, devra trancher avec les interlocuteurs concernés sur ce dossier que nous qualifions dès le départ de contre-sens absolu.

Salutations Radicales,
Ahmed LAOUEDJ
Président du Parti Radical de Gauche
de Seine-Saint-Denis

Digne. Attentif.

Tel était le Président de la République élu. C’était ce matin au jardin du Luxembourg.

Une présence chargée de sens. Reçue à telle hauteur par ceux qui ont assisté à cette cérémonie de commémoration, où nous faisons mémoire ensemble, interrogeant cette histoire complexe pour lui extorquer ses enseignements sur notre présent, lui emprunter les clés de nos identités improbables, de nos intarissabilités culturelles, de nos fulgurances artistiques; lui dérober les codes qui transportent tant de subtilités dans nos gastronomies rituelles, des queues de cochon au colombo; dans nos danses de combat, du kasé-kô ou du ladja à la capoeira; dans nos superstitions et dans nos entêtements. Nos susceptibilités aussi. D’un continent à l’autre.

Car elle ne se livre pas aisément, cette Histoire de millions d’hommes, de femmes, d’enfants arrachés à leur terre, à leurs familles, à leur univers, nés en colonies, abrutis sous le soleil roide de la plantation, fouettés pour insolence, mutilés pour fugue, écartelés pour marronnage, crime de liberté. Elle ne se livre pas aisément, guère au-delà des faits que l’on sait désormais reconstituer. Guère au-delà des chiffres, sur lesquels on s’accorde à peu près. Guère au-delà des lieux, que l’archéologie continue à repérer. Il faut la fouiller, l’amadouer, la bousculer pour l’explorer au tréfonds de ses contradictions, de ses paradoxes, et d’abord celui-ci : comment un système aussi violent, qui plus de quatre siècles durant a emporté dans un implacable maëlstrom trois continents définitivement marqués par le génocide des Amérindiens, la saignée de l’Afrique, la mutation économique de l’Europe et son entâchement philosophique, comment un système aussi dévastateur a-t-il pu générer tant de créativité, tant de générosité, tant de génie dans les techniques, les arts, les modes de vie, dans les savoirs; de si originales solidarités entre Nègres marrons et abolitionnistes européens, de si tenaces idéaux d’égalité. Pulsions de vie.

Désespérante espèce humaine, irréductible nature humaine. Corps vaincus, esprits invincibles. Il reste encore tant de mystères à percer, tellement de merveilles à fréquenter, tant d’énigmes à résoudre entre la désinvolture qui se donne à voir, le rire tonitruant, et l’hystérie qui surgit, abruptement, faisant d’un incident, d’une maladresse un opéra dramatique.
Ce matin, nous avons fait mémoire sur un crime contre l’humanité. Ce fut, c’est un crime contre l’humanité. Parce qu’il visait à détruire au plus intime, l’intégrité de l’être, en l’expulsant de la famille humaine. Parce qu’il porte en lui la destruction de l’humanité.
C’est à cette altitude que la loi de 2001 a situé son oeuvre.
En son article premier, elle donne nom et statut au crime. Au présent. La traite négrière et l’esclavage tels qu’ils furent perpétrés, constituent un crime contre l’humanité.
Et elle stipule le reste à faire. En son article deux, l’enseignement, la recherche, la coopération. Puis aux articles suivants : une date nationale de célébration, ce 10 mai; un comité pour la mémoire et l’histoire pour agir tout le long; la mobilisation des autres puissances européennes; la reconnaissance universelle.
Cette année, dix pays européens étaient représentés à notre cérémonie. Plusieurs ambassades de la Caraïbe et d’Afrique étaient également présentes. Et des figures, des personnalités, des références d’autres pans de la mémoire nationale, cette année encore, étaient là, naturellement. Quant à la reconnaissance universelle, elle est inscrite dans la Déclaration de Durban de septembre 2001.
Toutes les dispositions de la loi sont donc en cours d’application. Ma préférence demeure la connaissance, le savoir, la recherche, la compréhension et le partage. Car à faible dose, cette Histoire est écrasante. Mais plus nous y entrons, plus nous saisissons ses en-dessous, plus nous percevons les infimes ressorts de cette incompréhensible science de la survie, de la résistance, de la lutte pour les libertés, plus nous campons en humanité.
Et nous regardons, éblouis, le feu d’artifice des langues, des religions, des arts, des savoirs, des rites, des syncrétismes dont le patrimoine commun des hommes s’est alors enrichi.
No women, no cry !

Christiane Taubira , le 10 mai 2012

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